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vendredi 24 juin 2011

رأي و تعبير

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ڭُولُو ألَّا، تڭالِّيكُم
أَجي بعدا غسلتو يدِّيكُم
و لَّا باركين تحنِّيو على الخْنْزْ
كِيمْوَالْفَا لِيكُمْ
و لَّا ڭاعدين على الطّْنْز
و لَّا عَا مْعَاوْدين ليكم
وا الشَّعب! معاكم داويين

ڭالّيك الفصل سبعة و ربعين
نقصو لينا الفصول و زيدونا المعلِّمين
ربعة د الفصول هما اللِّي عارفين
الشتى طاحت ڭولو العام زين

و بلَّاتي بعدا، علاش ألَّا
علاش ما نڭولوش خطرة ألَّا
و نْبْيّْنُو العلّة
و نوقّْفو البيضة فالطّاس
و نعرِّيوْ السّْلَّة
و نشوفو لاش هاد الحفلة
و نفضِّيو من التَّبهلَة
و اللِّي بغى علينا يتفلَّى
هاد الخطرة نڭولو ألَّا
و اللِّي بغى يبيع المْلَّة
نڭولو ألَّا
و مول هاك بالاك
نڭولو حدّك تمَّاك
و مول الهضرة دالكيلو
يمشي لحال سبيلو

أَمَّا اللِّي مخلوع من ألَّا
اللِّي باقي ما باراكاش من الخوف
و الخوف خاوي لو الجُّوف
كاين الزّْرادي مولاتي
كاين الڭياطن ألالا
َّكاين كيسان الحياتي
و الڭصاعي و الطوابل و الحوَالَى
ياكل و يشرب و يحمد
و يْتْسْتْعْبْدْ

mardi 30 janvier 2007

Lecture d'un texte incriminé (Article de NICHANE autour des blagues)

Je me suis dis qu'il serait plus courageux de publier ce petit texte autour de l'affaire NICHANE que j'avais écrit en tant que commentaire chez doktorix.

"Merci pour avoir pris la peine de publier le texte de l’article incriminé.

Je crois que pour danser sur un bord aussi dangereux sans glisser, il faut être sûr de son verbe et avoir une maîtrise irréprochable de la langue utilisée. La rédactrice de ce papier s’est parfois laissée aller à utiliser quelques raccourcis et n’a pas toujours eu le mot juste.

Sur la forme, l’exercice de funambule auquel s’est essayée la journaliste est un échec, je peux, donc, comprendre que des arabophones accomplis puissent trouver le choix de quelques expressions et tournures pour le moins inapproprié.

Pour illustrer mes propos je me permets d’utiliser des extraits du document :

Dès l’introduction, la rédactrice annonce la couleur, الثالوث المقدس . Mettre sur le même pied d’égalité le sexe et la religion et sacraliser le premier dans une société qui n’en parle qu’à voix basse et entre initiés s’est chercher à titiller la sensibilité d’une large majorité qui auraient pu être plus intelligemment amené à commencer la lecture de cet article.

Le paragraphe sur l’origine de النكتة est presque parfait, il allie humour, respect des personnalités citées, perspicacités et travail d’investigation.

Le paragraphe concernant le sexe a un énorme parti pris et traite de la misogynie de النكتة plus qu’il ne pourrait parler du rôle de cette dernière dans une société où le tabou reste le maître mot. Ceci dit, pourquoi ne pas avoir un parti pris après tout.

Vient ensuite le tour de la religion. En parler après avoir abordé le thème du sexe constitue, pour le moins, une erreur d’appréciation. N’aurait il pas mieux valu éviter une certaine transition qui implicitement se fait dans la tête des lecteurs ?
Dans ce paragraphe, qui me paraît le moins bien structuré, j’ai l’impression que la journaliste a ouvert le feu sur tout ce qui bouge sans distinction.

Au début du paragraphe, il est question de la religion comme la reine des tabous dans une culture à majorité musulmane. Puis, le lecteur que je suis est surpris par la phrase suivante qui n’apporte rien au récit si ce n’est risquer d’échauffer les esprits
"في ثقافة تعتبر الدين أكبر المحظورات وأشد الممنوعات قدسية، تأتي النكتة لتكسر هذه الرمزية ولتجعل من الدين موضوعا للهزل"

L’utilisation du mot « هزل » au lieu de « ضحك » devient dans un contexte aussi électrique une provocation. La phrase suivante parle des sujets religieux abordés dans le cadre de ‘نكتة’ à travers le temps.

Jadis, ‘النكتة’ s’attaquait aux hommes de foi et aujourd’hui même les représentant divins de la religion se retrouvent dans sa ligne de mire. Cette phrase est pour le moins inutile parce que la suite traite uniquement des hommes de foi. Le fait de nommer Dieu, le prophète, les anges et le diable n’apporte aucune information supplémentaire et est à mettre sur le compte de la surenchère.

L’apogée est atteinte à l’annonce que ‘النكتة’ s’interroge sur la nature de la religion, de Dieu, de l’enfer et du paradis. Là, encore, l’énumération manque de tact et de pertinence. De plus, ‘النكتة’ n’a jamais abordé la nature de la religion ? Cette question est trop philosophique pour susciter l’intérêt du plus grand nombre. Il existe bien des blagues des juifs fondamentaux et antisionistes qui s’attaquent à la philosophie de la religion hébraïque mais le niveau de référence utilisé restreint leurs diffusions.

Dans les derniers paragraphes sur la royauté, la politique et le pseudo racisme régional, tous le monde en prend plein la tête et finissent par tous les mettre à dos de notre rédactrice et de son journal.

L’analyse que j’ai esquissée est somme toute relative et retranscrit ma déception de voir l’élan de la libre expression au Maroc si salement freiné. La liberté d’expression est un lourd tribut qui doit être exercé avec responsabilité, tact et intelligence sans pour autant sombrer dans l’autocensure."

lundi 22 janvier 2007

وداعا أبو بكر الجامعي

عش حرا يا بهلوان

دموعك خصبت أرض أحزانك

أحلامك مسلوبة و كوابيسك تذاع كل يوم

قهقهاتك لم تعد تكفي لإحياء الأمل

بكاؤك رثاء لسجانيك

سحقا لقاتلي سجانيك

جمهورك هجرك مقابل سكرة خبز

فاحمل صرتك و احزمها على عصاك

و سر نحو المغيب

lundi 4 décembre 2006

Constitution quand tu nous tiens

La constitution Marocaine correspond en beaucoup de points à la constitution française. Ce n’est pas pour autant l'eldorado mais je crois que le problème latent au Maroc ne vient pas essentiellement de la constitution mais plutôt à l’absence d'initiative individuelle dans toutes les strates de la société marocaine.

Je prends pour exemple les élections, constitutionnellement, le Roi doit nommer le premier ministre qui doit par la suite former le gouvernement. Mais ce gouvernement doit avoir la confiance de la chambre des représentants. Le refus de confiance par la majorité absolue de la chambre des représentants entraîne la démission collective du gouvernement.

Mais quel parti aura assez d'intelligence pour créer des coalitions qui lui permettront de remporter la majorité absolue aux élections? Et quelle coalition aura le courage nécessaire pour proposer un premier ministre à l'approbation du Roi et menacer de ne pas accorder sa confiance à un gouvernement formé en dehors de ses rangs ?

Je ne me fais aucune illusion, pour 2007, nous aurons encore un résultat mi figue mi raisin et le Roi devra bien trancher.

Le Roi vient de lancer le chantier de l'INDH, l’Initiative Nationale pour le Développement Humain. Pour moi le signal fort qui se dégage de cette entreprise est la volonté du souverain pour que le peuple prenne ses responsabilités et arrête d’adopter cette posture attentiste due à des années et des années de répression. Le Roi semble dire qu’il n’a plus envie de tout décider tout seul, et qu’il veut plus être dans son rôle d’arbitre que dans celui opérationnel qu’on lui imposerait presque par ce manque d’initiative historique.

Lettre ouverte à Daba2007

Je me suis souvent vu rétorquer l'argument que pour proposer des solutions et contribuer à changer les choses le mieux était d'adhérer à u parti politique marocain ou du moins à une association ou composante de la société civile. J’ai pensé, alors, publier le texte d'un mail que j'ai envoyé à l'association 2007 DABA. depuis quelques temps déjà et en réponse duquel je n'ai absolument rien reçu. Sûrement que le ton n’a pas du plaire.

Bonjour,

Je suis un marocain résident en France, j’ai fait une partie de mes études au Maroc où j’ai obtenu une maîtrise en énergétique. Je suis parti en France afin de parfaire mes connaissances scientifiques et techniques. Mon arrivée en France a coïncidé avec la pénurie en ingénieurs informatique qu’a connu le pays pendant l’effervescence de l’année 2000. J’ai saisi cette opportunité et me suis vu offrir un poste d’ingénieur d’étude dans une société leader dans la prestation de service informatique. J’ai effectué, en parallèle de mon activité professionnelle, un MBA au sein de l’IAE de paris. Depuis six ans, je travaille donc en France et je m’y suis, plus ou moins, établit.

Durant toute la période passée en France, l’appel du Maroc n’a cessé de retentir dans mon esprit. Je ne sais comment qualifier ce sentiment mais j’ai l’impression de devoir quelque chose à ce pays qui m’a vu naître et qui a contribué à ma formation et à faire de moi l’adulte que je suis aujourd’hui. En cette période préélectorale, la curiosité et sans doute ce son sourd que j’évoquais plus haut, m’ont poussé à effectuer quelques recherches sur le net et à essayer de me rappeler ce que je savais de l’environnement politique marocain. Pour me replonger dans le bain, j’ai commencé par relire la constitution marocaine. Je ne m’attarde pas sur ce point, pour la simple raison que même si quelques articles paraissent au simple lecteur ignare que je suis pour le moins étonnants, je n’ai ni la légitimité ni la connaissance académique nécessaires pour faire des remarques.

J’ai, ensuite, lorgné du coté des partis politiques, je me souviens vaguement des fameux ‘koutla, wifak et wassat’. J’ai constaté avec regret que les géants USFP, Istiqlal, RNI, MP, MNP…. Etaient toujours là avec plus ou moins les mêmes personnes et surtout la même absence de discours claire. OUI ! Le PJD est là aussi, mais bon. Je ne suis ni pour ni contre un mouvement conservateur, mais aussi pieu que je puisse être, je ne crois pas qu’une simple appartenance religieuse puisse être le fondement d’une pratique politique et d’un programme à la hauteur des attentes d’un peuple trop longtemps oublié. Alors que reste-t-il, et pourquoi, mon Dieu, me suis-je intéressé à cette question d’élections vu qu’en tant que membre de la diaspora marocaine, je n’ai pas droit à une représentativité parlementaire. Je peux, tout au plus, prétendre pouvoir m’inscrire dans le quartier où résident mes parents.

Et puis surgît un espoir et un but (j’en fais un peu trop peut être). Crédibiliser la politique et sa pratique à travers une médiation entre les partis et le peuple. Réhabiliter le rapport ambigu entre la nation et le pouvoir et redistribuer les rôles tels qu’ils sont inscrits, du moins, dans la constitution. Tels m’ont semblé les volontés de l’association DABA 2007. Et je crois, à tort ou à raison, qu’elle représente l’entreprise la plus utile actuellement et qui me donne envie de participer activement à la renaissance d’une société civile, responsable et active.

Je me permet de vous contacter, membre de l’association DABA 2007, afin de savoir dans quelles mesures, ma volonté de contribuer à m’investir pour mon pays peut correspondre aux chantiers que vous avez initiés et comment peut s’articuler ma contribution dans la réalisation de vos objectifs.
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vendredi 1 décembre 2006

Projet de loi de réforme de la moudawana (code de la famille)

Comme je n’arrête pas de dire qu’il faut proposer de nouvelles idées. Je me suis dis pourquoi ne pas commencer par en jeter une à la mer.

Je pense à ce que beaucoup de marocaines et (de marocains j’espère) trouvent comme une injustice. L’absence de parité homme femme face à l’héritage. Il est clair que c’est un sujet sensible parce qu’il touche directement à la religion. J’ai toujours fait confiance à l’islam et à ses commandements. Je me suis dis pourquoi ne pas essayer de comprendre, un peu mieux, les raisons d’une telle disparité de traitement entre les hommes et les femmes face à l’héritage alors qu’ils ont égaux dans d’autres domaines.

La réponse la plus répandue est que l’homme a droit à deux part parce qu’il doit subvenir aux besoins de sa famille et des femmes qui la constituent ; c'est-à-dire qu’un homme a l’obligation religieuse de subvenir aux besoins de sa femme, mère, sœur, nièce… si elles sont dans le besoin. L’islam a donc conditionné cette part en plus à une responsabilité accentuée.

Je n’ai aucune légitimité pour faire de fatwa et je ne suis pas entrain d’essayer d’en faire une. Je me base juste sur les principes énoncés par l’islam.

A partir de ces principes, je propose de formaliser la responsabilité qu’a l’homme envers les femmes de son entourage et plus spécifiquement quand il s’agit de partage de l’héritage.

Ma proposition est simple, un homme qui partage l’héritage d’une femme lui est redevable et dois subvenir à ses besoins. La meilleure façon de formaliser cette redevance est de la mettre sous forme de ‘PENSION ALIMENTAIRE’. Afin d’illustrer cette proposition je prends un cas d’école :

Un homme meurt et laisse une femme, 6 filles et un frère.

Si je me souviens bien de mes cours d’éducation islamique:

La mère a droit à 1/8 de l’héritage.

Les filles se partagent les deux tiers équitablement.

Et le frère prend le reste.

Dans ce cas de figure, si le frère accepte sa part d’héritage, il doit accepter, en contre partie, de verser une pension aux filles qui seraient dans le besoin (je laisse bien sur aux juristes le soin de quantifier tout cela). Il peut, par contre, refuser sa part d’héritage et demander à ce qu'elle soit partagée entre les filles, ce qui lui éviterait de devoir payer la pension.

Je ne sais pas ce que vous pensez de cette proposition, pourrait-elle faire le bonheur des deux clans, à savoir les féministes et les religieux ?

mercredi 29 novembre 2006

Imaginons!

Je fais ici écho à un appel que j’ai lancé dans le célébrissime Blog de Larbi. Il s’agit de réfléchir ensemble à un programme politique global. Le projet peut sembler, à premier abord, pharaonique ou utopique mais le but de cet exercice, que j’espère ludique, n’est pas de trouver les solutions adéquates dès le départ mais commencer juste par imaginer.

Doktorix avait imaginé un scénario sarcastique si le PJD (Parti de la Justice et du développement) venait à s’approprier le pouvoir. Faisons le travail inverse. Que ferait on si on était au pouvoir.

Comment devraient être nos écoles, nos hôpitaux, nos routes, nos bibliothèques, nos musées, nos plages. Imaginons une nouvelle politique socio économique. Et bien sur comment pourriez nous financer tout cela.

A vos claviers !!!!!!
Et ne me répondez pas comme Larbi, c’est l’affaire des partis politiques.

PS : Je planche sur les lois de finance marocaines entre 2001 et 2007. J’espère trouver de quoi nous permettre de rêver.

vendredi 24 novembre 2006

Sunchaser: Sarcasme: Succés du PJD en 2007: le scénario fictif

Sunchaser: Sarcasme: Succés du PJD en 2007: le scénario fictif: "Pourquoi le PJD fait si peur?
Parce qu'il a su rallier le peuple qui, à défaut de s'identifier à son programme ou s'approprier son idéologie, préfère voter pour un jeune parti qui prône un conservatisme modéré (ne serait ce que sur dans le discours officiel) que de donner sa voix aux mêmes dinosaures qui existent depuis la nuit des temps et qui n'ont aucune envie de pratiquer différemment ce fameux pouvoir que leur confèrent les urnes. La seule solution qui s’offre aux marocains qui aspirent au changement est donc ...

Est ce qu'il faut pour autant être défaitiste et sombrer dans un sarcasme effrayant. Oui, si on ne trouve pas le moyen de proposer autre chose. Oui si on reste spectateur. J’ai l’impression qu’un vent de changement ne peut souffler que si on met en place les actions qui favoriseront sa mise en action. Commençons alors par débattre, nous engueuler nous contredire et construisons ensemble des propositions valables qui peuvent nous sortir de ce marasme intellectuel.

Que voulons nous ? A quoi aspire chacun d’entre nous ? Pourquoi ne pas commencer par ça ?
A Vous !"