jeudi 7 décembre 2006

Clivages أو رسالة مفتوحة للحوار

أردت اليوم أن أتناول بالحديث موضوع البلقنة الموجودة بين مواقع الانترنت المكتوبة بالعربية و شقيقاتها المكتوبة بالفرنسية من طرف المغاربة. أعترف بداية أنني لم أهتم بهذه الظاهرة إلا منذ فترة وجيزة و بالتحديد منذ أن أثار إنتباهي مقال في أسبوعية ‘TelQuel’.

هذا المقال, على ما أتذكر , صنف الخلافات الموجودة بين' المفرنسين' الذين اعتبرهم نخبة اقتصادية, اجتماعية و ثقافية و 'المعربين' الذين اعتبرهم أكثرية تكاد تكون حاقدة على المجموعة الأولى. أثار هذا المقال غضبي لكنني لم أهاجم مصداقيته.
ماذا و إن كان ما يقوله هذا الصحفي صحيحا ؟ أ ردت أن أتحرى الأمر بنفسي. بدأت بحثي عبر مواقع الإنترنت الشخصية أو ما يصطلح عليه"بالبلوغ".وكان هذا البحث باللغة الفرنسية. في بادئ الأمر, أضحكني ما رأيت من مواقع صبيانية إلى أن فقدت الأ مل في العثورعلى موقع هادف و بناء. ثم كان الخلاص, و تمثل هذا في موقعي السيدان حميدة و العربي. شعرت وأنا أتصفح كلا من الموقعين إضافة إلى المواقع اللتي وجدت عناوينها فيهما بمزيج من الفخر و الإعتزاز.مواضيع سياسية,اجتماعية, تاريخية, ثقافية نبذات عن سيرهم الذاتية و محاولات أدبية. كانت الخلاصة ان المجتمع المغربي قد تشبع بثقافة الأ نترنت و بعد بدايات خجولة أصبح الفاعلون المغاربة يضاهون العالم.

ما أدهشني هو عدم اهتمام الإعلام المغربي بهذه الظاهرة ثم عثرت على حوار أجراه السيد محمد لشيب مع جريدة المساء حول ظاهرة التدوين الإلكتروني. ثم قادني الفضول الى زيارة موقعه. على مابدى لي من أول وهلة, أن السيد محمد لديه أنشطة إعلامية واسعة و كذا نشاط جمعوي يتمثل في توليه منصب الكاتب العام للمركز المغربي لحقوق الإنسان وأخر سياسي يتمثل في انتماءه لحزب العدالة و التنمية.

عثرت,بعد دقائق من التصحف,على المقال الذي كتبته جريدة المساء و كان مطروحا علي شكل مدونة. لن أتحدث عن هذا المقال لأن قيل عنه الشيء الكثيرلكني تطلعت على التعليقات اللتي وردت اتجاهه

.فوجئت بشيء مثيرألا وهو استغراب السيد محمد لإستعمال بعض المغاربة للغة الفرنسية في مدوناتهم وتساؤله عن سبب التكلم بهذه اللغة في المكاتب و الشركات ونسب هذا إلى ما أسماه بالاستيلاب الثقافي والتبعية للآخر.

بعيداعن كل تحليل لغوي الذي سوف يظهر التناقض بين السلب و التبعية ,ما فهمته من حديث السيد محمد هو رفضه السماح أو على الأقل استياءه الشديد لمختاري لغة يجيدونها للحوار. ما يثير استيائي أنا هو صدق مقال الأسبوعية و كون السيد محمد من الغيورين على حقوق الانسان فكيف يمكن لهذا الناشط الجمعوي في مجال حقوق الإنسان الحكم بهذه القسوة على أناس اختارو لغة غير العربية لنشر مدوناتهم

أتمنى أن أطلع على رأي السيد محمد لشيب و أن تكون عباراته مجرد زلة لسان

Le reveil

Ce matin, je me suis encore réveillé alors qu’elle se penchait vers moi, j’adore feindre le sommeil et la laisser croire que je continue à dormir (comme un bébé comme elle aime me dire). Elle s’est assise sur sa chaise, s’est servie de l’eau chaude et y a trempé son sachet de thé. J’aime à imaginer ses gestes tout en gardant les yeux fermés. Arrive, ensuite, ce moment où plus rien n’existe autour d’elle, son esprit divague ici et là, pensant à mille choses et à rien à la fois. Sirotant son thé et planant au dessus des hommes et des contraintes quotidiennes qui ne l’atteindront pas tant qu’elle sera assise là.

Elle finit son thé, puis traîne encore devant cette baie vitrée, devant ce soleil qui se lève, Montmartre qui émerge lentement. Ce rituel ne dure jamais plus d’une vingtaine de minutes, sinon elle va être en retard, son naturel organisé à outrance reprend le dessus et gâcherait presque mon plaisir de la savoir prendre son temps. Je sais pertinemment ce qui trotte dans sa tête : « il est 8:07, le temps de me lever de débarrasser la table, de mettre mes chaussures je pourrais sortir à 8 :12 et prendre le train de 8 :21. Je pourrais même donner un dernier baiser à Karim si je me dépêche un peu ».

Cette organisation me tue, il m’a fallu plusieurs années pour m’y faire, c’est vrai qu’elle a eu l’intelligence de très vite éviter de me l’imposer. Je la soupçonne même d’être assez forte pour inclure mon manque d’organisation dans ses calculs et arriver à parfaitement gérer mes retards répétés, mes ratages d’avions, de TGV et tout ce qui s’en suit.

J’entend la porte claquer et me décide à ouvrir un œil, il est 8 :23. C’est trop dur de se lever, je ne sais pas pourquoi je devrais le faire ? Pourquoi ne prendrais je pas ma journée, je resterai là à traîner devant la télé, je me materai bien un p’tit film au cinéma vers le coup de midi et ferai une sieste vers le coup de 16h00 en attendant son retour. Pourquoi devrait-on travailler pour gagner sa vie, l’homme devrait être assez intelligent pour dépasser ses pratiques archaïques …

Cette étape de questionnement existentiel dure habituellement entre 15 minute et 1heure, quand je décide finalement de me lever, je suis généralement extrêmement en retard. Je fais mes pompes, mes abdos (je ne suis pas un grand sportif mais j’aime me la jouer quand j’écris) prends ma douche, fais mes ablutions, prie, me change, bois un demi litre d’eau et sors en courant. Je peste pendant le trajet jusqu’à la gare contre moi et contre ma fainéantise.

Après ce moment de colère, la panique prend le dessus, que ferai je si je rencontre mon patron avant d’arriver à mon bureau ? Je n’aurai pas du prendre mon cartable ! Je ne l’utilise jamais en plus ! Au moins, si je ne l’avais pas, j’aurais pu faire croire que je suis descendu prendre l’air. Mais avec le cartable c’est mort.

J’ai longtemps damné ses fonctionnaires qui ont une veste spéciale "siège de bureau" mais là je les envie. J’aurais du laisser ma veste au bureau !!

Tout d’un coup, je me rends compte que ça fait plus de dix minutes que je ressasse ces idées et que le train n’est toujours pas arrivé. Quand je plisse les yeux pour essayer d’atteindre le tableau d’affichage, je déchiffre avec effroi que mon train a été supprimé et que le prochain est à l’approche mais sur le quai Z alors que je suis sur le D. C’est là que le sport me sert, en un éclair, je prend mes jambes à mon coup et fuse en dévalant les marches quatre à quatre, j’essaie de ne bousculer personne en hélant des pardon à tout bout de champ. Il me reste quelques marches à monter quand j’entend le fatidique signal sonore prédisant la fermeture imminente des portes. Je me jette littéralement pour atteindre le quai et assiste avec dépit au départ de mon train. Et voilà ! Je me suis encore pris 20 min dans les dents. Si je n’avais pas regardé CNN, Euronews et Aljazeera ce matin pour m’assurer qu’elles racontent toutes les mêmes choses, je suis sur que j’aurai été déjà devant mon écran.

Mon dépit se transforme à cet instant en désespoir, je sors mon PDA et écoute un peu de malhoun histoire de changer de continent. Le froid commence à se faire sentir, mon train finit par débarquer et me voilà à moins de trois quarts d’heure de mon lieu de travail, il est 10h passé, et ma peur de rencontrer mon patron se transforme en revendication quasi syndicale, « quand il y a du boulot, je reste moi !! Je ne compte jamais mes heures, alors il ne va pas me prendre la tête pour un petit quart d’heure de retard ».

Quelques changements de ligne de métro et une dizaine de chansons plus tard, me voilà devant l’immeuble de mon employeur. Je choisis avec soin ma porte d’entrée et évalue avec précision le parcours idéal susceptible de m’éviter toute rencontre fortuite. Arrivé à mon bureau je me débarrasse de mon manteau, allume mon pc et m’avachis sur ma chaise pour donner l’impression d’être là depuis longtemps. Je regarde l’heure à mon poste il est 11h15, je l’appelle, lui dis que je suis arrivé et lui raconte ma mésaventure ce à quoi elle me répond calmement « ça n’arrive qu’à toi mon chéri ».


Demain ! Demain ! je me lèverai plus tôt c’est promis !

mercredi 6 décembre 2006

يقظة

عندما انتهى الصراع
حن بحر الشوق الى العودة
بما عسانا نحلم اذا أفقنا
فلندع ناي النسيان تمزق نغماته شظايا الصمت الدامس
أيامه معدودة و ما أفادنا القيام
صيحة النجاة و الأمل !! غذا
إلى متى؟ إلى متى؟؟
قهرنا العلم فصرنا فقهاء
قهرنا التمييز فتميزنا
قهرنا الجوع غطرسة المشتاق
ومازلنا ننتظر

mardi 5 décembre 2006

la n8!

عمر الليل طويل

ضاق بي الحال

وقتاش السور يميل

ويتهنى عليك البال

هاذ شي تقال قبيل

حفظنا هاذ الموال

هاذي هضرة الهبيل

الخواف قليل الفعال

واطلق مني أالويل

ما مساليش لاصحاب الامثال

والتعليم و الثقافة و التمثيل؟

شكون يسمح فالمال

و الدين؟ و الخوف و التهويل؟

واحسن من ضريب الفال

القمع تحول تضليل

الطرش كيصنع الرجال

الجهل كيسهل التذليل

والطمع يقتل النضال

أرى ما عندك يا ليل

أيامك تطول و تطوال

lundi 4 décembre 2006

Constitution quand tu nous tiens

La constitution Marocaine correspond en beaucoup de points à la constitution française. Ce n’est pas pour autant l'eldorado mais je crois que le problème latent au Maroc ne vient pas essentiellement de la constitution mais plutôt à l’absence d'initiative individuelle dans toutes les strates de la société marocaine.

Je prends pour exemple les élections, constitutionnellement, le Roi doit nommer le premier ministre qui doit par la suite former le gouvernement. Mais ce gouvernement doit avoir la confiance de la chambre des représentants. Le refus de confiance par la majorité absolue de la chambre des représentants entraîne la démission collective du gouvernement.

Mais quel parti aura assez d'intelligence pour créer des coalitions qui lui permettront de remporter la majorité absolue aux élections? Et quelle coalition aura le courage nécessaire pour proposer un premier ministre à l'approbation du Roi et menacer de ne pas accorder sa confiance à un gouvernement formé en dehors de ses rangs ?

Je ne me fais aucune illusion, pour 2007, nous aurons encore un résultat mi figue mi raisin et le Roi devra bien trancher.

Le Roi vient de lancer le chantier de l'INDH, l’Initiative Nationale pour le Développement Humain. Pour moi le signal fort qui se dégage de cette entreprise est la volonté du souverain pour que le peuple prenne ses responsabilités et arrête d’adopter cette posture attentiste due à des années et des années de répression. Le Roi semble dire qu’il n’a plus envie de tout décider tout seul, et qu’il veut plus être dans son rôle d’arbitre que dans celui opérationnel qu’on lui imposerait presque par ce manque d’initiative historique.

Lettre ouverte à Daba2007

Je me suis souvent vu rétorquer l'argument que pour proposer des solutions et contribuer à changer les choses le mieux était d'adhérer à u parti politique marocain ou du moins à une association ou composante de la société civile. J’ai pensé, alors, publier le texte d'un mail que j'ai envoyé à l'association 2007 DABA. depuis quelques temps déjà et en réponse duquel je n'ai absolument rien reçu. Sûrement que le ton n’a pas du plaire.

Bonjour,

Je suis un marocain résident en France, j’ai fait une partie de mes études au Maroc où j’ai obtenu une maîtrise en énergétique. Je suis parti en France afin de parfaire mes connaissances scientifiques et techniques. Mon arrivée en France a coïncidé avec la pénurie en ingénieurs informatique qu’a connu le pays pendant l’effervescence de l’année 2000. J’ai saisi cette opportunité et me suis vu offrir un poste d’ingénieur d’étude dans une société leader dans la prestation de service informatique. J’ai effectué, en parallèle de mon activité professionnelle, un MBA au sein de l’IAE de paris. Depuis six ans, je travaille donc en France et je m’y suis, plus ou moins, établit.

Durant toute la période passée en France, l’appel du Maroc n’a cessé de retentir dans mon esprit. Je ne sais comment qualifier ce sentiment mais j’ai l’impression de devoir quelque chose à ce pays qui m’a vu naître et qui a contribué à ma formation et à faire de moi l’adulte que je suis aujourd’hui. En cette période préélectorale, la curiosité et sans doute ce son sourd que j’évoquais plus haut, m’ont poussé à effectuer quelques recherches sur le net et à essayer de me rappeler ce que je savais de l’environnement politique marocain. Pour me replonger dans le bain, j’ai commencé par relire la constitution marocaine. Je ne m’attarde pas sur ce point, pour la simple raison que même si quelques articles paraissent au simple lecteur ignare que je suis pour le moins étonnants, je n’ai ni la légitimité ni la connaissance académique nécessaires pour faire des remarques.

J’ai, ensuite, lorgné du coté des partis politiques, je me souviens vaguement des fameux ‘koutla, wifak et wassat’. J’ai constaté avec regret que les géants USFP, Istiqlal, RNI, MP, MNP…. Etaient toujours là avec plus ou moins les mêmes personnes et surtout la même absence de discours claire. OUI ! Le PJD est là aussi, mais bon. Je ne suis ni pour ni contre un mouvement conservateur, mais aussi pieu que je puisse être, je ne crois pas qu’une simple appartenance religieuse puisse être le fondement d’une pratique politique et d’un programme à la hauteur des attentes d’un peuple trop longtemps oublié. Alors que reste-t-il, et pourquoi, mon Dieu, me suis-je intéressé à cette question d’élections vu qu’en tant que membre de la diaspora marocaine, je n’ai pas droit à une représentativité parlementaire. Je peux, tout au plus, prétendre pouvoir m’inscrire dans le quartier où résident mes parents.

Et puis surgît un espoir et un but (j’en fais un peu trop peut être). Crédibiliser la politique et sa pratique à travers une médiation entre les partis et le peuple. Réhabiliter le rapport ambigu entre la nation et le pouvoir et redistribuer les rôles tels qu’ils sont inscrits, du moins, dans la constitution. Tels m’ont semblé les volontés de l’association DABA 2007. Et je crois, à tort ou à raison, qu’elle représente l’entreprise la plus utile actuellement et qui me donne envie de participer activement à la renaissance d’une société civile, responsable et active.

Je me permet de vous contacter, membre de l’association DABA 2007, afin de savoir dans quelles mesures, ma volonté de contribuer à m’investir pour mon pays peut correspondre aux chantiers que vous avez initiés et comment peut s’articuler ma contribution dans la réalisation de vos objectifs.
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vendredi 1 décembre 2006

Projet de loi de réforme de la moudawana (code de la famille)

Comme je n’arrête pas de dire qu’il faut proposer de nouvelles idées. Je me suis dis pourquoi ne pas commencer par en jeter une à la mer.

Je pense à ce que beaucoup de marocaines et (de marocains j’espère) trouvent comme une injustice. L’absence de parité homme femme face à l’héritage. Il est clair que c’est un sujet sensible parce qu’il touche directement à la religion. J’ai toujours fait confiance à l’islam et à ses commandements. Je me suis dis pourquoi ne pas essayer de comprendre, un peu mieux, les raisons d’une telle disparité de traitement entre les hommes et les femmes face à l’héritage alors qu’ils ont égaux dans d’autres domaines.

La réponse la plus répandue est que l’homme a droit à deux part parce qu’il doit subvenir aux besoins de sa famille et des femmes qui la constituent ; c'est-à-dire qu’un homme a l’obligation religieuse de subvenir aux besoins de sa femme, mère, sœur, nièce… si elles sont dans le besoin. L’islam a donc conditionné cette part en plus à une responsabilité accentuée.

Je n’ai aucune légitimité pour faire de fatwa et je ne suis pas entrain d’essayer d’en faire une. Je me base juste sur les principes énoncés par l’islam.

A partir de ces principes, je propose de formaliser la responsabilité qu’a l’homme envers les femmes de son entourage et plus spécifiquement quand il s’agit de partage de l’héritage.

Ma proposition est simple, un homme qui partage l’héritage d’une femme lui est redevable et dois subvenir à ses besoins. La meilleure façon de formaliser cette redevance est de la mettre sous forme de ‘PENSION ALIMENTAIRE’. Afin d’illustrer cette proposition je prends un cas d’école :

Un homme meurt et laisse une femme, 6 filles et un frère.

Si je me souviens bien de mes cours d’éducation islamique:

La mère a droit à 1/8 de l’héritage.

Les filles se partagent les deux tiers équitablement.

Et le frère prend le reste.

Dans ce cas de figure, si le frère accepte sa part d’héritage, il doit accepter, en contre partie, de verser une pension aux filles qui seraient dans le besoin (je laisse bien sur aux juristes le soin de quantifier tout cela). Il peut, par contre, refuser sa part d’héritage et demander à ce qu'elle soit partagée entre les filles, ce qui lui éviterait de devoir payer la pension.

Je ne sais pas ce que vous pensez de cette proposition, pourrait-elle faire le bonheur des deux clans, à savoir les féministes et les religieux ?